Visitez Aix • 8 statues à re-découvrir

Vous avez une heure devant vous ? Allez, lespuristes.fr vous embarque pour une promenade à travers la ville à la découverte de statues racontant l’histoire d’Aix.

  1. A la rencontre du chat protecteur

Elle fait l’événement, c’est la p’tite dernière de la collection acquise par la Ville d’Aix et inaugurée en septembre 2020. Un chat, une première pour celui qui l’a façonné : Michel Bassompierre, sculpteur nantais habitué des animaux plus sauvages. Regard tourné vers le Mont du Chat, le Chat fait face à sa légende – celle de la Dent du Chat. Le contraste est total avec l‘imaginaire du félin féroce celui qui selon la légende, sème la terreur dans le village du pêcheur. Sa posture alerte en fait un défenseur tout naturel Voilà qu’un chat protecteur conjure le sort du chat dévastateur.
Où : place Maurice Mollard / Hôtel de Ville d’Aix-les-Bains.

2. S’offrir une cure de Rodin au Musée Faure

Aix a la chance d’avoir hérité de la collection privée du docteur Jean Faure (1862-1942), un amateur d’art, à savoir 220 œuvres. C’est ainsi que l’ex-Villa des Chimères devint le musée Faure pour abriter la deuxième plus grande collection en France d’œuvres de Rodin et la deuxième collection de peintures impressionnistes de France. Entrée du musée payante.
Plus d’informations sur le musée Faure.
Où : 10 boulevard des côtes à Aix-les-Bains

3. Contempler le « Grand nu féminin » d’Alfred Boucher

Camille Claudel, ça vous dit quelque chose ? Alfred Boucher n’est autre que l’un des maîtres de ce prodige. Tout en conservant son atelier parisien, Alfred Boucher s’installe à Aix, où il décède. Il lègue cette statue baptisée « Naissance de la Terre » qu’il réalise en 1895. Il en fait cette description : » une femme nue, pelotonnée dans le sommeil, s’étire lentement et s’éveille ; ses formes virginalement juvéniles assurent sous leur gracilité la fécondité éternelle« , avant de la présenter à l’Exposition universelle de 1900 à Paris.
Où : 10 boulevard des côtés (jardin du musée Faure) à Aix-les-Bains

4. Le joueur de flûte de la place Carnot

On n’y prête peu attention à ce petit joueur de flûte qui surplombe la fontaine de la place Carnot. Celle-ci a été dessinée en 1982 par l’architecte aixois Pierre Rault. Du haut de son piédestal, il voit défiler bien des badauds déambulant dans la vieille ville. Ne vous laissez pas amadouer par son air enfantin, le musicien nous vient de loin. Acheté auprès d’un antiquaire, il a putsché en 1994 une statue féminine. Pour quelles raisons, nous l’ignorons …
Où : place Carnot (place piétonne)

5. La pause romantique au Parc de Verdure : statue d’Alphonse de Lamartine

Sans aucun chauvinisme, on l’affirme, le romantisme français doit beaucoup, doit tout à Aix-les-Bains et à son lac. Si non, comment Lamartine aurait gravé son tourment au détour des vers torturés du « Lac » ? Comment aurait-il pleuré le souvenir d’Elvire, alias sa bien-aimée Julie Charles ? Le Musée Faure conserve précieusement la mémoire du jeune homme lettré, appelé à devenir un homme d’Etat, opposé à la peine de mort et militant de l’abolition de l’esclavage. Érigée à l’occasion du bicentenaire de Lamartine, la statue installée dans le parc de Verdure réalisée par Livio Benedetti a été inspirée d’une statuette.
Où : accès principal via le haut de l’avenue Lord Revelstoke face à l’hôtel de Ville (Aix-les-Bains)

6. Pause romantique au Parc de Verdure (suite) : « lion et lionne lutinant »

Attendrissant ce câlin entre le lion et sa lionne ou l’inverse. Il nous vient de 1889 et n’a failli pas passer le cap du XXIème siècle car enlevé il y a 80 ans pour être fondu pour les besoins de la Seconde guerre mondiale sur décision d’une commission nationale. La statue de bronze sculptée par A.V Geoffroy-Déchaumé a été enlevée mais jamais fondue. Alors qu’il neige, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’importe pour ce couple de rescapés qui put retrouver le Parc thermal après-guerre. A contrario, l’épreuve de l’ouvrage appartenant à un privé a été dérobée en 2019.
Où : accès principal via le haut de l’avenue Lord Revelstoke face à l’hôtel de Ville (Aix-les-Bains)

7. Le Buste de la Reine Victoria

La Reine Victoria est l’une des résidentes les plus prestigieuses qu’Aix n’ait jamais connu. La présence à triple reprise de la Couronne britannique en dit long sur les liens tissés tout au long du XIXème siècle entre la station thermale et les Britanniques. Aix leur doit beaucoup. Preuve en est : les hôteliers aixois ont amplement contribué au financement de ce monument commémoratif réalisé en 1922 par le sculpteur chambérien Marius Vallet alias Mars Valett, connu pour avoir légué à la Capitale de Savoie l’emblématique statue de Jean-Jacques Rousseau. Il semblerait que ce buste royal ait été un objet de discorde (provisoire) entre l’artiste et la Ville qui a tardé à assurer le paiement. D’où une inauguration deux ans après sa réalisation… en 1924 en présence – comble ! – de Lord-Revelstoke, gouverneur de la banque d’Angleterre.
Où : place du Revard à Aix-les-Bains

8. Le monument aux morts d’Alfred Boucher

Il aurait dû être installé au coeur du parc thermal, et être confié à l’architecte Jules Pin, qui a amplement façonné le paysage aixois. Ce sera finalement dans le bas de la rue de Genève au square dit du Gigot à l’époque, à l’emplacement de l‘arbre des pupilles de la Nation, qu’a été érigé en juillet 1922 le monument aux morts proposé par Alfred Boucher. Installé à Aix, il avait appris que le projet initialement retenu à la suite d’un concours ouvert aux architectes du département représentait un investissement trop onéreux. Son offre (70 000 francs soit l’équivalent de 110 000 euros actuellement) fut acceptée. Voilà comment Alfred Boucher dressera un nouveau monument aux morts de 14 mètres de haut intitulé « Le groupe des Vainqueurs », associant la Savoie fortement à l’Alsace et la Lorraine.
A observer : une Savoyarde tenant son fils mourant dans ses bras, et une allégorie symbolisant l’Alsace et la Lorraine. Au pied du monument, jaillissent en demi-relief des soldats, fantassin, artilleur, marin et pilote. Au sommet : les vainqueurs, cinq Poilus, qui l’épée, qui le drapeau, qui la couronne à la main accourent.
Où : square Alfred Boucher à Aix-les-Bains


Sources consultées :
site Internet de l’inventaire du patrimoine de la Ville d’Aix-les-Bains
site Internet du Musée d’Orsay « A nos grands hommes »
« Histoire Monumentale des deux Savoie, Mémoire de Montagne » de Gilles GARDES, aux éditions Horvath

Publié par Karen

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